Intégrité académique pour les finalistes

Catégorie: 
1. Organisation et gouvernance
Numéro de la politique: 
1.5.5
Article de la politique: 
Ethical Conduct
Approuvée par: 
CNJ, CCNMP, directeur général ou directrice générale
Date d’approbation: 
Mar, Jan 24, 2006
Date d’entrée en vigueur: 
25 janvier 2006
Date de modification la plus récente: 
Lun, juil 6, 2015
Date de la prochaine révision: 
Mer, aoû 1, 2018
Personne-ressource: 
NJC, CCNMP

1 Principes

1.1 Sciences jeunesse Canada affirme que la poursuite de la vérité repose sur des valeurs fondamentales, entre autres la diligence, la courtoisie et l’honnêteté. Dans la communauté scientifique, l’intégrité et l’honnêteté font partie des traditions les plus précieuses. La recherche scientifique progresse grâce au travail des chercheurs et chercheuses qui se relaient à la tâche et qui doivent pouvoir se fier aux résultats publiés par leurs collègues. Les chercheurs et chercheuses qui commettent une infraction au code de conduite que s’est donnée la communauté scientifique ne bénéficient pas d’une seconde chance, et doivent donc se diriger vers d’autres activités.

1.2 Les élèves veulent travailler dans des milieux où la concurrence est juste, où l’intégrité est respectée et où la tricherie est interdite. Une énorme responsabilité incombe aux élèves qui sont appelés à contribuer au maintien et à la promotion des normes les plus exigeantes en matière d’intégrité académique.

1.3 Tous les élèves qui participent à un événement de Sciences jeunesse Canada ont droit à de la considération et à une attention personnalisée. On s’attend à ce que les élèves respectent les meilleures valeurs que leur ont transmises leurs enseignants et enseignantes, leurs mentors et leurs parents, tuteurs ou tutrices, entre autres, en faisant ouvertement preuve d’intégrité académique.

1.4 Des normes exigeantes d’excellence académique viennent renforcer l’intégrité académique. La plupart des élèves profitent grandement d’un milieu où leur travail est considéré comme un défi à relever et où leurs résultats sont reconnus et encouragés.

1.5 Les jeunes élèves sont encouragés à réaliser des projets scientifiques parce que c’est là une excellente façon de les préparer à devenir des membres responsables de la communauté scientifique. La conduite des adultes qui agissent comme leurs mentors doit témoigner de l’honnêteté et de l’intégrité dont doivent faire preuve les membres de la communauté scientifique dans le monde contemporain.1

2 Nos attentes à l’égard des élèves

2.1 Les élèves présenteront des projets qui seront le résultat de leurs propres efforts. Ils feront mention de toute l’assistance reçue de diverses sources. Tout ce qui, dans les documents écrits, est tiré du travail de quelqu’un d’autre sera accompagné de la référence pertinente.

3 Nos attentes à l’égard des mentors

3.1 Les mentors peuvent être des membres de la communauté scientifique, des enseignants et enseignantes, des parents, tuteurs ou tutrices, ou d’autres élèves; ils ou elles peuvent travailler avec les élèves à l’école, dans un laboratoire, à la maison ou dans un autre endroit qui convient pour la préparation du projet. Il revient au mentor de s’assurer que le projet demeure le fruit du travail de l’élève. Le rôle du mentor est d’aider l’élève à se procurer l’information requise pour développer son projet, à lui enseigner les techniques qui lui permettront de sonder ses buts ou de vérifier ses hypothèses et, avant tout, d’assurer la sécurité des jeunes scientifiques. Veuillez visiter cette page pour un examen plus approfondi du mentorat

4 Nos attentes à l’égard des juges

4.1 Les élèves s’attendent à ce que leur travail académique soit évalué équitablement et dans son ensemble. Sciences jeunesse Canada veillera à ce que l’évaluation des projets présentés lors d’une Expo-sciences pancanadienne soit conforme aux normes les plus exigeantes et travaillera de concert avec les organisations régionales qui lui sont affiliées et avec ses autres partenaires afin que l’évaluation effectuée lors des expo-sciences, à tous les paliers, soit conforme aux normes les plus exigeantes qu’il soit possible d’atteindre.

5 Infraction à l’intégrité académique

Les incidents suivants pouvant survenir lors d’une expo-sciences, y compris lors d’une ESPC, sont des exemples d’infractions à l’intégrité académique qui pourraient donner lieu à une disqualification :

  1. Plagiat – présenter comme étant le sien le travail d’une autre personne, sans en indiquer la source. Le travail scientifique comprend les résultats scientifiques, l’élaboration conceptuelle du sujet ainsi que la formulation ou la reformulation de la teneur d’un problème. Ceci s’applique au travail effectué par un membre de la famille ou par un mentor. La façon de procéder pour indiquer correctement les références est décrite dans l’énoncé de politique 3.1.2.4 Rapport de projet pour une ESPC.
  2. Inventer des données ou modifier les données recueillies.
  3. Contrefaire une signature.
  4. Lors de l’inscription, inventer des données ou donner des renseignements erronés.
  5. Inscrire un projet réalisé à partir des travaux présentés antérieurement lors d’une ESPC (poursuite ou révision d’un projet réalisé au cours d’une année antérieure par l’élève ou par une autre personne) sans faire référence au projet antérieur.

6 Mesures disciplinaires

6.1 Toute plainte pour infraction à l’intégrité académique visant un projet soumis ou présenté dans le cadre d’une ESPC doit être formulée par écrit, accompagnée des preuves à l’appui et soumise au juge en chef national de SJC. Une plainte peut être soumise en tout temps jusqu’à minuit, le 7e jour suivant la date de la cérémonie de remise des prix. Les plaintes anonymes seront ignorées comme décrit dans la politique 3.1.4.4.

6.2 Le juge en chef national de SJC accusera réception de la plainte pour infraction à l’intégrité académique sans délai et avisera en même temps les personnes suivantes qu'une plainte pour infaction a été déposée en leur transmettant à cet effet une copie de la plainte.

  • le ou la juge en chef (recrutement) de l'ESPC
  • le juge en chef national ou la juge en chef nationale
  • le président ou la présidente du Comité consultatif national en matière de politique
  • le président ou la présidente du comité organisateur
  • le directeur général ou la directrice générale

6.3 Un comité composé de trois personnes [le juge en chef national ou la juge en chef nationale (le président ou la présidente du comité), le juge en chef national adjoint ou la juge en chef nationale adjointe, et le ou la juge en chef (recrutement) de l’ESPC] rassembleront les preuves, en évalueront la teneur et communiqueront avec le, la ou les finalistes et avec le délégué ou la déléguée, en personne ou lors d’une conférence téléphonique. Le comité se prononcera ensuite à savoir s’il y a eu ou non infraction à l’intégrité académique.

6.4 Si une infraction à l’intégrité académique est confirmée, le juge en chef national ou la juge en chef nationale rédigera un rapport d’incident (voir l’énoncé de politique de Sciences jeunesse Canada 1.5.2 Discipline) après consultation avec le juge en chef national adjoint ou la juge en chef nationale adjointe et avec le ou la juge en chef (recrutement) de l'ESPC. Le rapport d’incident ainsi que la plainte écrite soumise à l’origine seront remis au directeur général ou à la directrice générale.

6.5 À la réception d’un rapport d’incident qui décrit une infraction à l’intégrité académique, le directeur général ou la directrice générale prendra les mesures requises pour faire le suivi de ce rapport conformément à l’énoncé de politique de Sciences jeunesse Canada 1.5.2 Discipline.

Référence

1 McCabe, D.L., Pavela, G. “Ten (Updated) Principles of Academic Integrity” Chage: The Magazine of Higher Learning Volume 36, Numéro 3, 2004. http://www.jstor.org/stable/40177967 . Accessed 31 October 2012
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